Rapport Brundtland de 1987

French Term ‘Développement Durable’ – A Critical Error

Happy New Year (2010) !   Buona Fortuna a Tutti e Tutte !!

Time to get serious again.  Does anything about this next little anecdote sound familiar ?

The country is France … a critical error is discovered … there follows much beating of breasts, many tears are shed, apologies all over the place … but …. everyone keeps going forward, exactly as before.  No … not the infamous Thierry Henry Handball Incident.  Something different … something technical … something which continues, day after day, to add to the international confusion about the meaning of Sustainable Development, or to be more precise Sustainable Human & Social Development !

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In January 2009, the French Sénat considered a Proposed Amendment to the Grenelle de l’Environnement Legislation

From the Official Record (No 631 – 22 Janvier 2009) … Article 1ER

I.   A la deuxième phrase du premier alinéa de cet article, remplacer les mots:

développement durable

par les mots:

développement soutenable

II.  En conséquence, procéder à la même substitution dans l’ensemble de ce projet de loi.

The purpose of this Amendment … Objet

Cet amendement a pour but de revenir aux sources du concept de développement soutenable telles qu’énoncées dans le Rapport Brundtland de 1987 et par le Sommet de Rio de 1992.  C’est «un modèle de développement qui satisfait aux besoins de la génération présente, a commencé par ceux des plus démunis, sans compromettre la capacité des générations suivantes à satisfaire les leurs».  Cette définition de la soutenabilité du développement s’oppose radicalement à celle de la durabilité du développement qui peut être prônée par toutes et tous, notamment les grands groupes industriels et financiers, sans que soit pour autant mise en œuvre une réelle politique de protection de l’environnement.

The Proposed Amendment was defeated.

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What happened was later explained by Yann Cohignac … on the French WebSite www.developpementdurable.com (!!!) …

Le «développement durable» est un oxymore: un développement perpétuel ne peut en aucun cas être durable.  Il vaudrait donc mieux parler de «développement soutenable».  Cette opinion, défendue par certains sénateurs, a agité les premiers débats autour de l’examen de la Loi 1 du Grenelle de l’Environnement.  Mm Muller et Desessard, ainsi que Mmes Blandin, Boumediene-Thiery et Voynet avaient ainsi déposé un amendement pour opérer un changement sémantique dans l’ensemble du texte.

Objectif: rétablir le sens des mots.  Car, selon Jacques Muller (PS, Haut-Rhin), «notre modèle de civilisation est insoutenable au sens physique et biologique, car nous n’avons pas de planète de rechange, mais également au plan éthique.  Le développement industriel productiviste, qui n’est ni durable, ni généraliste, est la négation de la solidarité avec les générations futures et entre les habitants du village planétaire».  Et de dénoncer les entreprises qui pratiquent le greenwashing, «se contentant de spots publicitaires et de campagnes de communication mâtinés de développement durable sans rien changer à leur politique exclusivement orientée vers le profit à courts termes».

Ce qui fait dire au sénateur que «dans un monde aux ressources limitées, c’est une aberration de parler de croissance durable du PIB.  Par respect pour ceux qui aspirent simplement au développement, nous préférons parler de développement soutenable, écologiquement et éthiquement».

Trop Tard Pour Changer

Au Sénat, on a reconnu que l’expression «développement durable», tirée de l’anglais «sustainable development», était très mal traduite.  «Toutefois, l’article 6 de la Charte de l’environnement, adossé à la Constitution, fait référence au développement durable», répond Bruno Sido, rapporteur de la Commission des affaires économiques du Sénat (sans parler du ministère même du «développement durable»).

Et surtout: «les Français se sont appropriés l’expression, quelque fausse qu’elle soit.  Comme la bataille contre l’usage incorrect de l’expression “bien achalandé”, c’est une cause perdue.  Mettons plutôt notre énergie à défendre les idées qu’à changer les termes.  Avis défavorable».  Amendement refusé, donc.  La traduction impropre de l’expression sera ainsi durablement utilisée dans l’Hexagone.  Une exception culturelle française de plus.

Les Raisons de la Confusion Sémantique

En 1992 a lieu le second Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil).  L’expression «sustainable development» est alors concrétisée grâce au Rapport Brundtland: elle est largement médiatisée auprès du grand public, et traduite en français «développement durable».  Dans une première traduction des travaux de la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement, c’est en effet le terme «développement durable» qui est retenu.  Une seconde traduction, par les Editions du Fleuve, préférera «développement soutenable», adaptation littérale de l’anglais «sustainable development».  Mais il est trop tard: l’expression est entrée dans les mœurs et déjà défendue par les tenants de la «durabilité».

Toutefois, certains relèvent régulièrement l’erreur de traduction.  De nombreuses ONG utilisent ainsi de préférence le terme de «développement soutenable» pour insister sur les dangers qui pèsent sur la biosphère face aux activités humaines.  Les adeptes de la décroissance, eux, considèrent que l’expression «développement durable» est un oxymore: les deux mots révèleraient une contradiction, puisque les ressources naturelles sont finies et non infinies.

 

 

END

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